Un marché du travail difficile pour les enseignants: mythe ou réalité?

Le début de l’année scolaire amène plusieurs rituels familiers pour les enseignants : l’aménagement de la salle de classe, la préparation des nouveaux plans pour les leçons et le travail pour créer un environnement d’apprentissage dynamique et stimulant pour les élèves.

Chaque septembre semble amener avec lui des rapports médiatiques disant que le marché du travail est difficile pour les nouveaux enseignants. Un récent article dans le Vancouver Sun, par exemple, rapportait plusieurs cas de jeunes enseignants ayant des problèmes à trouver un poste permanent dans le Lower Mainland.

Cependant, cette année est-elle différente des années précédentes? Est-il correct de suggérer que le marché du travail actuel pour les nouveaux enseignants est plus difficile que dans le passé?

La réponse dépend du genre d’enseignant dont on parle, une chose qui est souvent négligée. Si vous êtes un enseignant spécialisé (que ce soit en sciences au secondaire, en immersion française, en économie domestique ou dans d’autres spécialités) vous aurez probablement plus de facilité à trouve un emploi. Les enseignants généralistes, par contre, auront plus de difficulté à dénicher un emploi.

C’est simplement un cas d’offre et de demande. Les districts ont généralement un grand bassin d’enseignants généralistes parmi lesquels ils peuvent choisir tandis les enseignants spécialisés sont peu nombreux.

Que vous croyez ou non que le marché du travail pour les enseignants soit particulièrement difficile dépend aussi où vous faites des recherches. Les emplois dans certains districts du Lower Mainland peuvent être rares, mais la situation est très différente si vous allez au-delà des centres urbains vers les districts ruraux.

« C’est simplement faux de prétendre qu’il y a peu d’emploi pour les nouveaux enseignants. Cela peut être difficile de s’établir, particulièrement pour les enseignants généralistes qui cherchent un emploi dans les grands districts urbains, mais la situation n’est pas nouvelle. C’est un fait de la vie depuis plusieurs années », a déclaré Janet Stewart, directrice de Bâtir un avenir.

« Je pense qu’il est important de laisser savoir aux gens qu’il y a de nombreuses possibilités pour les jeunes enseignants, particulièrement s’ils ont une spécialité ou s’ils sont prêts à déménager. Il est également important de bien situer le problème. Au lieu de mettre tous les enseignants dans le même groupe sans faire de différences entre eux, il serait plus utile de regarder les sous-groupes particuliers d’enseignants, les spécialistes par rapport aux généralistes, par exemple, lorsque l’on parle des défis et des possibilités que doivent affronter les nouveaux enseignants ».