Est-ce que la maîtrise du français devrait être une exigence pour les enseignants de la Colombie-Britannique?

Dans le numéro d’hiver de TC Magazine du BC College of Teachers (BCCT) (Collège des enseignants de la Colombie-Britannique), on demande aux enseignants : « Doit-on exiger des enseignants des écoles élémentaires et intermédiaires qu’ils maîtrisent le français? »  

Actuellement, les exigences du BCCT pour l’obtention d’un brevet n’exigent pas des enseignants des écoles élémentaires et intermédiaires de suivre des cours de méthodologie dans l’enseignement du français afin d’enseigner le français. Cependant, il exige que les enseignants suivent des cours de méthodologie dans toutes les autres matières.

On pose la question à cause d’une préoccupation croissante à propos de l’état de l’instruction française de la part d’organismes de parents et d’anciens enseignants de français.

Wendy Carr, qui a enseigné le français de base pendant 31 ans et qui est maintenant coordinatrice du baccalauréat en éducation (en français) pour l’Université de la Colombie-Britannique (UBC), a été témoin du déclin de la qualité de l’enseignement.

Dans un sondage de 2007 auprès de 800 enseignants de français de base, seulement 20 % ont rapporté être « à l’aise pour converser ou lire » en français. De plus, dans un rapport publié par l’organisme Canadian Parents for French (CPFF), « la qualité de l’instruction en termes de méthodologie et de compétences » est une raison pour laquelle les élèves ne prennent pas le français à l’école.

Si la maîtrise du français devient une exigence, cela aura non seulement des conséquences dans la formation des enseignants à l’université, mais également dans la qualité du français appris par les élèves dans la salle de classe.

Dans les médias, la question a été mise en évidence par Janet Steffenhagen, journaliste sur l’éducation pour le Vancouver Sun dans un article intitulé « The sad state of core French in BC schools » (Le piètre état du français de base dans les écoles de la Colombie-Britannique).

Actuellement, l’Université de la Colombie-Britannique, l’Université Simon Fraser et l’Université de Victoria offrent des cours de maîtrise du français et de méthodologie pour les enseignants désirant se spécialiser dans l’enseignement du français et ceux qui veulent améliorer leurs compétences.

En Ontario, l’enseignement du français est un sujet restreint et seulement ceux ayant des compétences supplémentaires dans l’enseignement du français peuvent enseigner la matière dans une salle de classe.

Si vous désirez émettre votre opinion sur ce sujet, répondez au sondage en ligne du BCCT sur la maîtrise du français.

Si vous désirez enseigner le français, ou si vous voulez faire partie d’un programme pour améliorer votre maîtrise du français, communiquez avec Bâtir un avenir.